- Mobilisations lycéennes 6 oct
- Grève fonction publique 29 septembre
Les militantes du SNES-FSU 73 ont été presque quotidiennement auprès des lycéennes depuis le 29 septembre.
Le mardi 13 octobre le SNES-FSU appelle l’ensemble des personnels du second degré à la grève pour porter nos revendications, qui sont les mêmes que les lycéennes. Il y a urgence pour nos élèves, pour l’éducation. D’autres syndicats de la FSU, comme la FSU-SNUipp du 1er degré, et d’autres organisations syndicales appelleront aussi. A Chambéry, votre présence devant les lycées de Savoie est attendue dès 7h30. Les enseignantes, AED et AESH, sont appelées aussi à rejoindre les actions devant les lycées, puis la manifestation :
A Chambéry rdv 13h Préfecture
Votre présence est attendue devant les lycées dès le matin, 7h30 !
Nous aurons besoin de vous, adhérentes pour porter nos couleurs et sécuriser le cortège, rassurer et soutenir les jeunes face aux moyens répressifs envoyés comme seule réponse à leurs revendications, qui sont aussi les nôtres !
Une journée réussie le 6 octobre :
Le Mardi 6 Octobre, il n’y a eu ni violence, ni dégradation de la part des lycéennes à Chambéry. Ça n’a pas empêché les policiers de gazer les manifestantes à au moins 12 reprises tout au long de la journée. Nous y étions tout au long de cette longue journée. Ils ont gazé le matin quelques dizaines d’élèves qui ralentissaient la circulation devant le Lycée VAUGELAS, les adultes présentes n’ont pas été épargnées, nous non plus (vidéo ci-dessous). Le policier qui a pris l’initiative, a même gazé ses collègues, sans discernement. Devant le lycée MONGE, il y a eu plusieurs tirs de lacrymogènes le matin, puis d’autres pendant la manifestation l’après-midi, et à plusieurs reprises à nouveau devant le Lycée MONGE en fin d’après midi. Des lacrymogènes ont notamment été envoyés devant et derrière les manifestantes, avec pour seul objectif de gazer tout le monde, les lycéennes et les nombreux adultes qui les accompagnaient. Les forces de l’ordre ont créé du désordre, et mis en danger les manifestantes, créé la panique parfois. Les jeunes racisées ont été victimes de propos racistes et de contrôles d’identité multiples (jusqu’à six fois pour un jeune) de la part de gendarme dans les vallées, et de la BAC à Chambéry. Cette logique vise à dissuader les jeunes de manifester. C’est le but recherché. C’est intolérable. Pour autant, grâce à la détermination des jeunes, et aussi, nous croyons qu’on peut le dire, grâce aux nombreux soutiens sur place, la journée de mobilisation a été très réussie. Il n’y a pas de « casseurs » en Savoie, les vrais casseurs s’attaquent aux services publics, et sont au gouvernement.
Pourtant, 14 interpellations ont déjà eu lieu rien qu’à Chambéry depuis le début du mouvement, mais qu’on ne se méprenne pas : les jeunes sont ensuite relachés sans suite dans deux tiers des cas, et les sanctions et peines imposées pour une petite partie d’entre eux peuvent être des exclusions de leur établissement jusqu’aux vacances, ou des amendes qui sont contestées car les faits reprochés ne sont pas prouvés. Il s’agit de faire taire une contestation ! Hier soir, des familles, des collègues enseignantes, et des soutiens de la gauche militante Chambérienne étaient devant le commissariat jusqu’à 20h pour exiger la libération des lycéens interpelés. De plus les interpellations sont violentes, disproportionnées. Le SNES-FSU demandera une audience à la préfète après la manifestation de mardi 13 octobre.
Les revendications pour plus de moyens pour l’éducation sont gérées par le ministère de l’intérieur. La FSU73 a participé avec le collectif savoyard contre la répression et les discriminations à la rédaction d’un communiqué contre les violences répressives.
Bon courage à toutes et tous, tout va très vite, mais nous avons toutes et tous à gagner à amplifier la mobilisation, et permettre l’expression de la jeunesse.
A bientôt dans la rue ! Toutes et tous en grève le 13 octobre !
Vidéo prise le 6 octobre devant le mycée Vaugelas. Ce n’était que le début de la journée ...
👊 Demain nous serons en soutien à la #mobilisation #lycee à Chambéry. Qu'ils nous gazent, cela n'enlèvera rien a l'urgence pour le second degré ! Des moyens maintenant ! L'arrêt des répressions tout de suite ! ✊
Hier matin, devant le lycée Vaugelas, secrétaire #snesfsu 73 gazée.— SNES-FSU73 (@snesfsu73.bsky.social) 7 octobre 2026 à 23:28

