Cette année scolaire qui s’achève a été difficile sur tous les plans, non seulement en raison de la situation sanitaire qui a fait peser des contraintes inédites sur les collègues du fait d’une gestion au coup par coup, des réponses apportées ou pas, de leur nature, de leur rythme, mais surtout à cause du choix de ce gouvernement de continuer sa politique de casse de la Fonction publique et de la volonté du ministre Blanquer d’imposer coûte que coûte son Grand oral, contre l’avis de l’ensemble de la communauté éducative.

La crise sanitaire n’a pas conduit à la réorientation politique pourtant urgente et nécessaire, elle a quasiment servi d’aubaine à la logique libérale dure qui détermine les réformes menées et celles envisagées : le « quoi qu’il en coûte » entretient un faux-semblant quand les discours du gouvernement autour de la dette (et plus particulièrement autour de la « dette Covid ») font déjà entendre les éléments d’un programme austéritaire impliquant de nouvelles attaques contre les droits sociaux en général, contre la Fonction publique en particulier, et donc de nouveaux reculs organisés par des réformes régressives pourtant présentées comme indispensables : programme de stabilité destiné à la commission européenne et annonçant une forte baisse du volume des dépenses, maintien d’un projet de réforme de l’assurance chômage qui diminue les droits malgré le jugement du Conseil d’État, retour des discours sur l’opportunité de la réforme des retraites, sont ainsi autant de signaux sans ambiguïté du modèle néolibéral promu par le gouvernement.

Les résultats des élections actant la victoire d’une droite qui a mené sa campagne sur le sécuritaire, et l’inédite abstention sont dus à la politique gouvernementale qui refuse tout débat démocratique dans le contexte d’un état d’urgence mettant à mal la démocratie, de lois sécuritaires qui organisent une société de surveillance et de contrôle, reposant sur des logiques de stigmatisation. Le président Macron et son gouvernement ont ainsi ouvert un boulevard à la droite et à l’extrême droite.

La profession termine l’année dans un état d’épuisement rarement atteint, et, si les illusions sur ce gouvernement, et en particulier sur son ministre de l’Éducation nationale, et leurs politiques sont tombées encore davantage cette année, si la colère est bien là, ancrée et forte, elle ne s’est pour le moment pas concrétisée massivement dans les actions que nous avons pu proposer depuis le mois de mars. Les mobilisations sur les questions de moyens pour la rentrée ont été nombreuses au niveau des établissements (à travers des motions, actions symboliques, interpellations, journées de grève dans un certain nombre de cas), mais elles ne se sont pas converties en dynamique de convergence significativement forte. Ces dernières semaines, malgré tout le mépris affiché dans l’organisation du bac, les difficultés à mobiliser illustrent cette situation.

Par ailleurs, les appels à mobilisation dans le cadre Fonction Publique n’ont pas suffisamment trouvé d’écho auprès des personnels pour donner lieu à l’expression d’une colère toute légitime et des revendications pourtant largement partagées dans un cadre plus large que celui de l’Éducation nationale.
Dans un autre registre, l’appel du 12 juin contre les idées de l’extrême-droite, sans être un échec, n’a pas été à la hauteur des enjeux dans un contexte qui demeure inquiétant - au-delà des résultats électoraux. Pour le SNES-FSU Grenoble, la mobilisation contre les idées d’extrême-droite doit prendre la forme d’un combat de fond que nous devrons mener à l’avenir en déconstruisant ces idées : il faut partir du concret du monde du travail et de la société pour mieux en montrer la portée et le danger. C’est d’autant plus important que ces idées tendent à faire l’objet d’une réappropriation et à se banaliser au-delà des représentants identifiés et des partis associés à l’extrême droite. Pour élaborer du matériel de campagne en direction des collègues, afin de les informer et mobiliser contre les idées d’extrême droite, le SNES-FSU développera un travail commun intersyndical.

La généralisation du SNU qui ouvre ses centres cet été est repoussée à une date indéterminée, signe de son inutilité. Le SNES-FSU continue d’en demander l’abandon. L’autoritarisme et la mise au pas idéologique de la profession sont aussi une marque de fabrique du ministre avec la mise en œuvre annoncée d’un formatage des enseignantes à une « laïcité » dévoyée, détournée en instrument de lutte contre l’antiracisme, dont Blanquer s’est autoproclamé le défenseur. Le SNES-FSU rappelle à la profession son attachement à la liberté pédagogique et une formation des enseignantes émancipatrice et indépendante des pressions politiques.

La crise sanitaire et les confinements ont provoqué une explosion des violences faites aux femmes, aggravé les inégalités femmes-hommes et appauvri les femmes. La crise économique qui s’annonce va encore renforcer ces problèmes. La préoccupation que le gouvernement dit avoir de ces questions est toute médiatique et démentie dans de nombreux faits. Le SNES, avec la FSU, revendique un plan d’urgence pour les droits des femmes. Le SNES-FSU s’engage dès maintenant dans la préparation du 25 novembre et fera le lien avec les dangers que représente l’extrême droite pour les droits des femmes. Les déclarations de Blanquer contre le langage inclusif imposent sa vision patriarcale et réactionnaire de la société et constitue une entrave à la liberté pédagogique. Le SNES-FSU soutiendra les collègues qui l’enseignent et en ont un usage pédagogique.
Les questions LGBTQI+ doivent également être portées par le SNES et la FSU, tant pour les personnels que pour les élèves. C’est un enjeu d’émancipation pour toute la société car les combats menés et les victoires acquises au fil des années apportent des changements de mentalités dans l’ensemble de la société. Le SNES-FSU participera aux mobilisations.

Les mobilisations des AESH, et en particulier la journée du 3 juin, ont toutefois montré quelques vrais succès, ce qui confirme à la fois la nécessité de moyens ambitieux pour mettre en œuvre la politique scolaire d’inclusion et celle de lutte contre la précarité des personnels AESH.

Éducation

Dans les établissements, partout revient le même constat : dégradation forte de la situation à la rentrée prochaine, entre hausses d’effectifs, réduction de l’offre de formation, suppressions de postes, recours accru à des personnels précaires. L’explosion des volumes d’HSA au détriment des HP, qui a été un outil de suppression des postes, est aussi un élément fort de déstabilisation des collègues, par la multiplication des compléments de services. La fonction de professeur principal est de plus en plus largement rejetée par les collègues, aussi bien en raison de la surcharge de travail induite (y compris l’accompagnement à l’orientation et les saisies de vœux dématérialisées des familles) qu’en raison des dérives entamées pendant le confinement et qui se sont installées (communication directe avec les parents, en continu, négociation des notes et appréciations, etc.).

Dans notre académie qui connaît une dynamique démographique conduisant à une augmentation des effectifs, les dotations en personnels non-enseignants sont largement insuffisantes et conduisent à des redéploiements qui ne sont pas acceptables. La crise a montré tout l’intérêt d’avoir des personnels de vie scolaire, des personnels médicaux-sociaux, des personnels administratifs (mais aussi des agents territoriaux) en nombre suffisant. Le rectorat a été incapable d’informer les élues lors du dernier CTA de la répartition des moyens d’AED, du fait de la communication tardive par le ministère d’une enveloppe budgétaire en baisse pour les seuls moyens AED. Le rectorat communique en ce moment des dotations en baisse dans de nombreux établissements avec 0,25 ETP en moins, préconisant de diminuer les quotités d’AED à temps plein. L’opacité fait également craindre la diminution des moyens AED que la FSU avait obtenus pour les UPE2A dans certains établissements par exemple. Avec les syndicats nationaux de la FSU concernés, le SNES-FSU doit continuer à revendiquer des moyens ambitieux en montrant comment tous ces personnels contribuent aussi à la réussite des élèves.

Les interpellations autour des aménagements de programmes comme du calendrier et des modalités nouvelles des examens ont été nombreuses tout au long de l’année, et jusqu’à l’approche de la période des examens : motions en CA, courrier aux IPR, etc.
Les examens ont été préparés dans la plus grande confusion, et systématiquement en dégradant les conditions de travail des collègues, particulièrement en lycée (convocations très tardives, formations au Grand Oral organisées hors temps de travail, sous forme de webinaires n’apportant pas de réponses précises ou contradictoires).
La nature même du Grand Oral remet en cause des fondamentaux de nos métiers, assis sur la maîtrise des savoirs disciplinaires, leur transmission et leur évaluation, et contraint les collègues à évaluer la forme bien plus que le fond et aggrave les inégalités sociales.
Il ressort par ailleurs des correcteurs et des jurys une explosion de la charge de travail dans le cadre des corrections « dématérialisées ». La correction dématérialisée participe aussi largement à la dépossession vécue de notre métier. À cela s’ajoutent les difficultés (problèmes de scans, bugs divers, etc.) qui majorent la souffrance. Le coût humain, financier, et écologique, est en outre conséquent, les collègues ne peuvent comprendre que cette modalité ait été imposée sans concertation et exigent la possibilité de corriger sur papier.
L’ensemble combiné est destructeur pour nos métiers, et le SNES-FSU doit le dénoncer plus clairement, et faire prendre conscience aux collègues qu’il s’agit d’une forme de déprofessionnalisation inquiétante et lourde de conséquences. Le SNES-FSU Grenoble a interpellé lors de plusieurs audiences la rectrice, organisé plusieurs AG des correcteurtrices et soutiendra tous les personnels qui refuseront ce rythme et ces modalités de corrections.

Les réponses que le ministère a esquissées récemment quant aux évolutions du baccalauréat ne sont pas acceptables : la suppression des EC qui seraient remplacées par le contrôle continu répond à la difficulté et la charge d’organiser des épreuves en cours d’année, mais ne font que renforcer le poids d’un contrôle continu marqué par l’évaluation locale (et tous les biais et risques qu’elle comporte : pression des élèves, des familles, des directions, etc.). Cela mine encore plus le baccalauréat comme diplôme terminal, national, anonyme, et porte en plus le germe d’un contrôle de l’évaluation au prétexte de l’harmonisation, ce qui est déjà apparu cette année dans les prescriptions autour du calcul des moyennes remplaçant les épreuves annulées.

La gestion de la crise sanitaire a aggravé la désorganisation des lycées, et mis en lumière des aspects peu perçus jusque-là par les parents d’élèves, de la réforme, que le SNES-FSU avait pourtant annoncée depuis le début. De même, les opérations de préparation de rentrée ont bien fait apparaître que la réforme du lycée était un levier pour supprimer des moyens et réduire à terme l’offre de formation, tout en développant une concurrence entre des établissements plus profilés qu’auparavant. Enfin les affectations post-bac dans le cadre de la procédure Parcoursup continuent de poser problème, et confirment qu’elle porte en elle-même le principe de la sélection, qui consacre la logique du lycée Blanquer.
La CAA confirme donc les mandats de congrès à savoir la demande d’abandon des réformes des lycées et du baccalauréat et de Parcoursup, qui institutionnalisent l’inégalité et imposent un modèle éducatif intégrant les logiques de concurrence et de ségrégation sociales et territoriales. Le combat sur la question des programmes, des examens, de leur remise à plat dans l’immédiat et dans la durée est un enjeu pour nos professions que le SNES-FSU doit continuer de porter dès la rentrée.
Le SNES-FSU doit dès lors continuer son travail de décryptage auprès de la profession mais aussi plus largement, il doit continuer à faire de la dénonciation de ces réformes un élément fort des mobilisations à venir, tant elles sont emblématiques de la casse du Service Public d’Éducation.

Le flou persiste sur les épreuves de rattrapage des BTS (calendrier, contenu, modalités), les collègues sont en attente d’une expression du SNES-FSU sur le sujet.

Un cinquième des établissements devrait être « évalué » l’année prochaine dans le cadre des campagnes d’évaluation des établissements découlant de la loi Blanquer de 2019. Le SNES-FSU rappelle son opposition à ce processus d’évaluation et appelle les collègues à mettre en échec cette politique. Cette volonté de contractualisation touche l’ensemble de l’éducation et se traduit également par la volonté du ministère de supprimer le label REP national pour le remplacer par des « contrats » entre les établissements et les rectorat. Le SNES-FSU continuera à mobiliser les collègues, à la suite des états généraux de la FSU sur l’éducation prioritaire, pour une autre politique de l’éducation prioritaire.

Le Grenelle de l’Éducation a été accueilli, non seulement comme une vaste opération de communication qui n’a aucunement convaincu la profession, mais comme une mascarade qui n’aura eu vocation qu’à confirmer la volonté de Blanquer d’attaques multiples contre les statuts. La politique de contractualisation réaffirmée avec l’évaluation des établissements et les annonces d’une part de l’indemnité REP+ au mérite sont des exemples de cette politique. Le SNES-FSU rappelle ses demandes : une réelle revalorisation, sans contreparties, qui passe par le dégel de la valeur du point d’indice, la reconstruction des grilles et la revalorisation immédiate notamment pour les débuts de carrière. Une revalorisation significative pour les contractuels, les AED et les AESH doit rapidement être engagée, ainsi que l’ouverture de discussion sur leurs statuts.
Au-delà de la revalorisation salariale, le SNES-FSU doit communiquer très vite sur les pistes de contreparties qui ont été mises en avant afin de préparer les collègues à se mobiliser : formation hors temps de service, rémunération au mérite, remplacement de courte durée en interne, etc.

Mouvement

Pour la seconde année, le mouvement intra se fait dans une totale opacité. Des postes demeurent vacants, sans que l’on en connaisse la liste, que ce soit dans le mouvement général ou dans le mouvement spécifique. La rectrice a indiqué que les barres départementales « lycée » seraient communiquées, mais rien n’a été mis en ligne par le rectorat et la division des personnels enseignants soulignaient son incapacité à mettre des barres précises en ligne. À la demande des élues de la FSU, le rectorat est revenu sur sa volonté de ne pas permettre aux collègues affectées dans un de leur vœu d’obtenir des informations précises, mais tout en relevant les difficultés de pouvoir simplement fournir ces informations. Le sentiment d’opacité s’intensifie. Le SNES-FSU accompagnera tous les collègues qui formeront des recours, et poursuit son action pour obtenir une plus grande transparence sur les opérations de mouvement, et une meilleure prise en compte des vœux, et surtout des barèmes, des collègues demandeurs et demandeuses de mutation.
Le SNES-FSU demande que les Rectorats fassent preuve de transparence et communiquent aux représentantes des personnels la liste des postes restés vacants à l’issue du mouvement, la communication des barres des zones géographiques et groupements de communes (tout poste et lycée).
Le SNES, avec la FSU, interpellera les candidates à l’élection présidentielle de 2022, et leur demandera de se positionner sur le retour du paritarisme, qui n’a rien d’une lourdeur de fonctionnement mais est bien au contraire le gage de la transparence et du refus de l’arbitraire.
La CAA confirme les mandats du SNES-FSU :
  suppression de la loi de transformation de la fonction publique
  revalorisation des salaires et des pensions sans contreparties.

Réforme de l’entrée dans le métier :

La réforme des concours qui entre en application à la rentrée 2021 est particulièrement révélatrice. Elle va considérablement dégrader les conditions de formation et d’entrée dans le métier des étudiantes, futures enseignantes ou CPE. Alors que le concours est déplacé de la première à la deuxième année du Master MEEF, des étudiantes seront encouragées à signer un contrat d’alternance d’un tiers temps pour être placés en responsabilité devant les élèves dans les collèges et lycées. Ainsi, durant cette deuxième année de MEEF, elles et ils devront réaliser un mémoire de recherche, valider leur master, préparer et réussir leur concours… et enseigner : un vrai parcours du combattant ! L’enjeu de la réforme est bien éloigné finalement de la question de la formation des futurs personnels. Il s’agit surtout d’une réforme systémique tant budgétaire qu’idéologique qui est imposée à marche forcée malgré l’opposition unanime des personnels des INSPE et des organisations syndicales, mobilisés depuis plus d’un an pour en obtenir le retrait et l’ouverture de réelles concertations. La section académique sera présente lors de la pré-rentrée des stagiaires et des M2MEF et les syndiquera, elle les accompagnera, notamment en les représentant auprès dans les instances du rectorat. Concernant les AED pré-pro, le SNES-FSU doit réfléchir à une sortie de ce statut qui sert de variable d’ajustement et a pour conséquence la diminution des moyens en AED.

Protection sociale et retraite

Dans une période marquée par les nombreuses attaques contre la Sécurité sociale, le SNES-FSU doit rappeler ses mandats et les diffuser largement auprès de la profession. Pour le SNES-FSU, les choses sont claires : il exige une politique du 100% sécurité sociale. Cela signifie que toute prescription de soins par un professionnel de santé devrait être prise en charge entièrement par l’assurance-maladie obligatoire. Dans ce cadre, les mutuelles seraient intégrées, avec leurs personnels, à la sécurité sociale, et pourraient éventuellement subsister dans le but de mener des politiques de prévention. Le SNES-FSU doit rappeler son attachement à la cotisation sociale et refuser toute fiscalisation de la protection sociale. Le transfert sur la CSG déjà largement entamé ou sur l’impôt sur le revenu, voire sur la TVA, doit être combattu avec force.
L’accord proposé par l’État pour mettre en place la Protection Sociale Complémentaire (PSC) dans la fonction publique va à l’encontre de nos mandats. Le dispositif avec participation obligatoire des employeurs à la complémentaire santé de leurs agents pose de nombreux problèmes et casse la solidarité intergénérationnelle en excluant les retraités. Cette complémentaire sera financée par un prélèvement supplémentaire sur nos salaires, l’État en faisant une condition pour discuter d’éventuelles augmentations de ces derniers. Ce n’est pas acceptable. Le SNES doit défendre, au sein de la FSU, son mandat du 100% sécu. Il doit exiger que la question salariale soit séparée de ce sujet. Enfin, il doit s’adresser à l’ensemble de son champ de syndicalisation pour diffuser ses mandats et ses analyses.
Le SNES, avec la FSU, continue de s’opposer à la réforme de l’assurance-chômage dont il réclame l’abrogation.

La réforme des retraites revient dans le débat public. Bruno Le Maire, ministre de l’économie, milite depuis des mois en faveur d’une transformation paramétrique pour « préserver » le financement des retraites par répartition. Il est question de relever l’âge légal de départ à la retraite (de 62 à 63 ans) et d’allonger la durée du travail. La droite et le Medef jugent ces mesures indispensables.
Macron, déjà en campagne présidentielle, évoque une réforme qui ne pourra être reprise en l’état. Il s’agit ici de la réforme systémique par points, combattue par le SNES et la FSU et suspendue pendant la crise sanitaire. L’incertitude porte sur le contenu et la date de la réforme mais le projet demeure.
Il faut lutter contre en y opposant nos propositions pour améliorer notre système de retraite solidaire de façon pérenne, préserver nos droits et en conquérir de nouveaux.

Formation et syndicalisation

À la suite du Congrès national, les axes prioritaires du travail à l’échelle de l’académie pour les prochaines années sont notamment déclinés par le biais de la formation syndicale, mais pas seulement, avec les objectifs suivants :
  Le resserrement du lien avec les S1, par l’organisation de tournées d’établissements, de stages départementaux, avec la participation des secrétaires académiques ;
  Des stages catégoriels stagiaires, TZR, personnels non-titulaires, AESH et AED. Il s’agit d’apporter de l’information sur les droits de ces personnels, de mieux cerner leurs difficultés et de renforcer le SNES-FSU tout en mettant en avant nos revendications. La généralisation du modèle des PIAL inter-degrés par notre rectorat, qui refuse par ailleurs les propositions concrètes du SNES et de la FSU, a dégradé la prise en charge des élèves et la situation des collègues ;
  Des stages permettant de travailler les questions de métiers, en offrant aux collègues des espaces d’information, d’échanges ouverts et de débats sur les transformations profondes à l’œuvre dans nos métiers afin de les analyser et mettre les collègues en situation de les dénoncer et de s’y opposer : stages sur les compétences en collège, la réforme du lycée, l’évaluation des établissements, conseil d’administration, DG…
  L’organisation d’un colloque actifs/retraités.

Le SNES-FSU travaillera au niveau académique avec les autres syndicats de la FSU, en particulier le SNEP et le SNUEP, dans l’optique des élections professionnelles de 2022.

Action

Dans l’éducation, la CAA réunie ce jour :
 encourage à adopter motions et dénonciations des conditions de passation des examens et appelle les collègues à saisir les fiches SST en cas de surcharge de travail en cette période d’examens. Un préavis de grève national a été déposé pour couvrir les actions décidées par les collègues et le SNES-FSU a mis en place une caisse de grève ;
 appelle à une action de grève au plus tôt à la rentrée et à construire dans le cadre national un arc intersyndical le plus large possible et les modalités d’action pour faire entendre, dès le mois de septembre, la nécessité d’un plan d’urgence ambitieux pour l’Éducation et le Second degré en particulier. Il est dès maintenant nécessaire de proposer un plan d’action de rentée afin d’obtenir un collectif budgétaire.

Cette action doit être préparée :
 dès aujourd’hui dans les établissements avec des motions dans les CA de fin d’année afin d’exposer la liste des besoins identifiés et des revendications, qu’il s’agisse des effectifs, des moyens humains, que de ce qui relève de la carte de formations (options, enseignements de spécialité, sections, etc.) ;
 dès la prérentrée en plénière / AG / HIS semaine de rentrée, avec actions pour rendre visible le temps de la rentrée (du matériel sera fourni aux S1 pour guider l’intervention de prérentrée) ;
 un CSA est organisé le mardi 31 août à destination de tous les S1 sur les problématiques de la rentrée.

La CAA du SNES-FSU Grenoble propose à la CA Nationale d’appeler à la grève le 6 septembre.
Il communiquera quoi qu’il en soit dès maintenant sur l’impossibilité d’une rentrée "normale", et projettera les collègues sur le plan d’action du SNES-FSU à la rentrée, soutenu par un préavis de grève courant sur tout le mois de septembre. Le SNES-FSU diffusera au plus tôt (dès la dernière semaine d’août) du matériel pour mobiliser.

Dans le champ interpro et social :
Le SNES, avec la FSU, intensifiera l’information de la profession sur les enjeux de protection sociale.
Le SNES-FSU travaillera à la réussite de la journée d’action des retraité es, d’ores et déjà prévue le 1er octobre 2021 par le groupe des 9.
La CAA du SNES-FSU de Grenoble mandate la CAN pour porter dans la FSU une journée de grève Fonction Publique le plus tôt possible.
Le SNES et la FSU doivent continuer à participer au collectif Plus jamais ça.

Pour : unanimité des 43 votantes